Les propriétés techniques de facebook

Ce billet est le 2e d’une série de 3 consacrée au site facebook.com. Le contenu est à l’origine un travail rendu dans la matière “écrits d’écran” de ma licence pro webmastering à l’ICM.

Quelles sont les propriétés techniques de www.facebook.com ?

Facebook est un trombinoscope en ligne, inventé par Mark Zuckerberg lors de ses études d’informatique à Harvard.

Facebook est protégé par mot de passe, c’est à dire qu’il faut avoir créé un compte pour pouvoir voir du contenu (le contenu visible est propre à chaque utilisateur).

Techniquement, www.facebook.com utilise un système de gestion de contenu (CMS : Content Management System) propre à facebook, codé en PHP (langage de programmation). Le langage PHP permet d’avoir un site dynamique, c’est à dire que le contenu n’est pas statique mais évolue en fonction des agissements des utilisateurs.

Tout le contenu du site facebook est en fait généré par les utilisateurs (UGC User-generated content en anglais). Pour simplifier on pourrait dire que facebook n’est qu’un vaste CMS (une « coquille vide ») où les rédacteurs sont en même temps les lecteurs. Dans son usage, facebook a détrôné les blogs (et en particulier pour les adolescents, les skyblogs) même si ce n’est pas une plateforme de blogs (le seul point commun entre facebook et un blog est que ce sont tous les deux des CMS).

L’organisation générale du site (en 3 colonnes) est la suivante :
– une colonne à gauche, la plus fine, qui permet de filtrer les informations selon des critères (statuts mis à jour, photos…). On peut dérouler cette colonne pour ajouter des critères et afficher ses listes d’amis

– une colonne centrale, la plus large abrite le fil d’actualité qui affiche en temps réél tout ce que nos amis publient. Ce fil est surmonté de l’outil de publication qui permet de publier son statut, ses photos, des articles… Ce que l’on publie est affiché directement dans le fil d’actualité de nos amis.

– une colonne de droite, assez large, est plus fourre-tout : on y retouve, de haut en bas : les notifications d’évènements et requêtes provenant d’amis, de la publicité, des « morceaux choisis » (en fait, les albums photos de nos amis), les notifications des anniversaires de nos amis, les fameux « poke » (tapes sur l’épaule en anglais mais que facebook a choisi de ne pas traduire dans sa version française).
Un commentaire que l’on peut faire sur cette organisation est que facebook ne tient pas entièrement

7 De même, les écrits d’écran redéfinissent la frontière entre l’oral et l’écrit (le chat ou clavardage par exemple est de l’oral « écrit »). De même, les écrits d’écrans permettent des conversations asynchrones (l’envoi se fait en l’absence d’un interlocuteur) où l’on peut dire que l’on est « ensemble mais pas au même moment » (grâce aux emails et SMS).

compte du « triangle d’or », zone la plus regardée par l’oeil, car la partie en bas à gauche n’est pas utilisée, par défaut, alors qu’elle est souvent regardée et qu’à l’inverse, en bas à droite de la page facebook se trouve beaucoup de choses alors que cette partie est moins regardée.

Les raisons du succès de facebook.

Facebook a-t-il une idéologie ?

Facebook a-t-il une idéologie ?

Ce billet est le troisième d’une série de trois sur le site facebook.com.
Le contenu est à l’origine un travail rendu dans la matière “écrits d’écran” de ma licence pro webmastering à l’ICM.

Quelle est l’idéologie à l’oeuvre dans ce site ?

Il n’y a pas d’idéologie explicite à proprement parler revendiquée par facebook. Le seul slogan présent sur la page accueillant les nouveux visiteurs non encore inscrits est : « Facebook vous permet de rester en contact et d’échanger avec les personnes qui vous entourent. » On peut néanmoins deviner quelle est l’idéologie implicite de facebook en se rappelant les prémices de sa création. Mark Zuckerberg avant d’inventer facebook avait créé un comparateur des photographies des étudiantes d’Harvard sur le modèle du site « Hot or Not ». Et il faut reconnaître que les premiers temps sur facebook rappelaient les grandes heures de la libération sexuelle.
Outre les hétérosexuels, facebook a permis à des minorités (Indo-américains, Latino-américains, Afroaméricains, « Asian Americans »…) et à des communautés (gays et lesbiennes) de vivre leur sexualité en profitant des outils de l’Internet 2.0.

Cette « période rêvée » pour certains a néanmoins progressivement pris fin8 avec l’ouverture de facebook aux adresses non universitaires (il faut savoir que jusqu’au 26 septembre 2006 ont ne pouvait pas s’inscrire sur facebook si l’on ne disposait pas d’une adresse de la forme @harvard.edu).
D’autres idéologies implicites sont à l’oeuvre depuis le lancement de facebook et n’ont pas changé.

Facebook pousse à l’exhibitionnisme et la mise à nu en demandant des renseignement comme les préférences sexuelles et les orientations politiques et religieuses. L’autre pendant de cet exhibitionnisme est le voyeurisme des usagers de facebook. Facebook permet de quasiment tout connaître sur ses amis sans avoir à le demander (il existe un mot en anglais pour cette observation discrète : « lurker »).
Enfin, on peut deviner d’autres philosophies promues par facebook : la revendication de son identité affirmée par les groupes que l’on rejoint. La solidarité montrée par les causes que l’on supporte sur son profil. Et pour finir l’humour et l’auto-dérision car de nombreux groupes se moquent de nous même ou des autres. Rejoindre un groupe est ainsi semblable à partager une blague entre amis.

Les raisons du succès de facebook.

Les propriétés techniques de facebook.

Les raisons du succès de facebook

Ce billet est le premier d’une série de 3 consacrée au site www.facebook.com. Le contenu est à l’origine un travail rendu dans la matière « écrits d’écran » de ma licence pro webmastering à l’ICM.

La dimension fortement hypertextuelle de facebook (travail de mise en liens) peut-elle expliquer son succès ?

La dimension fortement hypertextuelle du site facebook n’est pas la seule explication de son succès [9]. Certes tous les noms, tous les groupes, toutes les « fan pages » sont cliquables et bien différenciés par le bleu commun aux liens hypertextes sur Internet.

Né trombinoscope en ligne, facebook, au fur et à mesure de ses mises à jour et améliorations est devenu un agrégateur (sur le modèle des agrégateurs RSS [10]) de vie sociale. Ce site évite de passer des coups de téléphone à ses amis pour savoir ce qu’ils font, le flux des statuts est là pour nous le dire.
D’autres raisons explique le succès de facebook. Facebook est utilisé comme un logiciel de messagerie car il permet d’envoyer des messages à tous ses contacts et ces emails sont archivés (surtout depuis l’arrivée de Facebook Mail).

Facebook peut aussi remplacer MSN comme logiciel de chat car une petite application codée en AJAX permet de « clavarder » avec ses contacts. Autre raison : les applications développées non par facebook mais par des tiers que l’on peut ajouter à son profil, souvent inutiles mais toujours drôles ou pertinentes quant à la personnalisation de son profil. Enfin, facebook a bénéficié de « l’effet de réseau(x) » [11] : plus il y avait de membres, plus les non membres sont incités à le devenir et ont à y gagner.

En conclusion, l’on peut dire que le succès de facebook s’explique par le fait que « tout le monde y est ou veut y être » et que ce site est utile. Outre la dimension fortement hypertextuelle, son succès s’explique par sa puissance et sa place de leader : le nombre de ses membres est le gage du maintien de sa première place dans le paysage des réseaux sociaux et sites communautaires pourtant bien rempli et fortement concurrentiel.

[9] lancé le 4 février 2004 : facebook est passé de 0 à 200 millions d’utilisateurs en 5 ans soit la plus forte progression des sites commmunautaires et réseaux sociaux jamais vue.

[10] http://fr.wikipedia.org/wiki/Agrégateur

[11] effet connu des opérateurs de téléphonie mobile : toutes choses étant égales par ailleurs, les clients ont intérêt à s’abonner au réseau du plus gros opérateur de téléphonie pour profiter des tarifs moins chers vers les autres clients de l’opérateur.

Les propriétés techniques de facebook.

Facebook a-t-il une idéologie ?

Facebook Mail @facebook.com, la messagerie de Facebook présentée en novembre 2010 ne tuera pas l’email, Gmail et Yahoo Mail

Facebook présentait aujourd’hui sa nouvelle messagerie ce soir à 19h00 heure française (10h00 heure de San Francisco). D’après ce que j’ai observé, environ 10 000 personnes ont suivi la conférence en direct en streaming.

Voici ci-dessous les notes que j’ai prises pendant la conférence retransmise sur Internet.

Introduction de la conférence de presse par Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de facebook :
– 350 millions d’utilisateurs des messages et du chat sur facebook (sur une base de 500 millions de comptes, actifs et inactifs).
– 4 milliards de messages (par jour ?), soit 11,5 messages par utilisateur et par jour (ce qui parait beaucoup mais ils doivent compter les messages groupés envoyés par les groupes).

Le mot employé à de nombreuses reprises pour caraactériser le nouveau Facebook Mail était « seamless » : sans rupture (entre la messagerie facebook actuelle, les emails extérieurs, le chat et l’email @facebook.com).

– adresses email à l’adresse @facebook.com
– pas plusieurs « fils » (threads) mais 1 seule conversation par contact. 1 seul historique.

Avant, les utilisateurs faisaient une liste des adresses email qui étaient autorisées à nous écrire ou une blacklist des contacts qui nous envoyaient du spam et que l’on voulait bloquer.

Intervention d’Andrew « Boz » Bosworth, Director of Engineering (Directeur de l’ingénierie/des ingénieurs) à facebook :

fonctionnement de la nouvelle adresse email :
facebook.com/username
->
username@facebook.com

(importance de l’username/URL choisie en juin 2009)

Techniquement :
– marche avec Jabber/XMPP
– IMAP
– facebook API

1 seul historique. Commentaire : n’est-ce pas un peu flippant de remonter au début de ses relations avec ses ex ?

Backoffice technique :
– Cassandra -> hBase
– Haystack to support file attachements
– memcache

C’est une équipe de 15 ingénieurs (engineers) qui ont développé ces nouveautés.

3 niveaux de relations, du plus proche au moins proche
– amis et contacts sélectionnés qui n’ont pas de compte facebook
– autres
– spam/poubelle

Possibilité de choisir dans les paramètres de vie privée de ne recevoir des emails que de ses amis (les autres messages provenant d’autres personnes seront rejetés)

Mais les spammeurs pourront connaitre l’adresse en se basant sur facebook.com/username et envoyer un email à username@facebook.com, non ?

Mark Zuckerberg : « facebook mail ne va pas tuer yahoo mail et gmail (Google mail) »

Déploiement dans les prochains moins.
Les premiers servis seront ceux qui auront reçu une invitation.

Questions du public et Réponses de Mark Zuckerberg et du directeur des développeurs

Journaliste féminine jeune : Qu’est-ce que facebook mail ne fait pas mais que vous vouliez qu’il fasse ?
Pas de possibilité d’avoir plusieurs fils avec le même contact.
[gestion des emails envoyés en copie et des forward (faire suivre) ?]

Homme jeune : Si un contact/ami a plusieurs adresses emails (chat/MSN Messenger, )
Gestion automatique

Homme invisible : Voix sur IP ?
Pas encore.

Homme : publicité ciblée dans facebook mail ou à côté et compétition avec Google/Gmail ?
Pas de nouvelle possibilité de faire publicité dans facebook mail prévue contrairement à Gmail.
[langue de bois :] Gmail est un excellent produit.

Homme âgé : Possibilité d’effacer des conversations comme dans Gmail chat ?
« Oui, possibilité d’archiver aussi des messages. »

BBC : challenges techniques ? Et en quoi cela va changer les usages de communication des internautes ?
« On ne va pas commencer un classement pour savoir si ça a été le développement de facebook le plus dur. »

Homme : Et les utilisateurs qui ne sont pas sur facebook ?
Pas d’exclusion ni d’obligation forcée (« preclude ») pour un non utilisateur de facebook de s’inscrire à facebook.

Autre question non retranscrite

Homme : facebook.com ou fb.com ?
[Les employés de facebook possédaient une adresse email @facebook.com, facebook a racheté le domaine fb.com]
Si j’ai bien compris les adresses email des employés de facebook seront transférés à @fb.com pour les différencier des adresses email des utilisateurs.

NPR National Public Radio : Les gens que je ne connais pas bien mais qui sont mes amis pourront-ils me spammer ?
« Ils le peuvent déjà. »

Femme : But est d’étendre le « social graph » ?
« Non mais de le cartographier ».

Autre femme : Quid du numéro de téléphone renseigné dans le profil ?
« Vous pourrez recevoir des SMS dessus, comme actuellement. »

Question d’un internaute via facebook live : Forward et taille de la boîte mail ?
– « Forward autorisé » ;
– Pas de limite pour ceux qui n’abusent pas du système [même système de modération des spams dans facebook qu’actuellement ?]

Dernière question non-retranscrite

D’autres questions peuvent être envoyées à press@facebook.com

La conférence est rediffusée en vidéo en boucle (pour combien de temps ?) sur http://apps.facebook.com/facebooklive/

Contrairement à certaines prévisions de ZDnet, il semble que Facebook Mail ne sera pas intégré avec Office Web Apps de Microsoft.

L’article présentant la nouvelle messagerie de facebook est en anglais sur le blog corporate de facebook.

Si vous êtes parmi les chanceux qui ont été invités à Facebook Mail et qui auraient des invitations, pensez à moi : guillaume@payre.com. Merci.

Edit : on peut demander à facebook de recevoir une invitation pour avoir la nouvelle messagerie sur cette page :
http://www.facebook.com/about/messages/.

interview sur l’histoire de l’email depuis 1980 et les changements apportés par les réseaux sociaux et les smartphones

Interview de Christine Balagué, responsable de la chaire réseaux sociauxde l’Institut Mines-Télécom etmembreduConseil nationaldunumérique

Face à l’explosion des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou LinkedIn, on entend souvent proclamer la « fin du mail ». N’est-ce pas prématuré ?

En France, tout le monde n’est pas encore sur Twitter! L’email a encore une longue vie devant lui, ne serait-ce que parce que l’on se connecte aux différents réseaux sociaux grâce au mail. Pour l’instant, le courrier électronique reste le moyen le plus efficace de faire la synthèse de la communication multicanale des individus.

Mais nous assistons en effet à un transfert des comportements individuels du mail vers les réseaux sociaux. Aujourd’hui, il est beaucoup plus simple d’envoyer un message par Facebook que d’écrire un courriel.

L’e-mail est dépassé ?

La transformation des usages est portée par la technologie. Et le mail est une technique ancienne…
Entre 1980 et 1995, nous sommes dans l’ère de la bureautique.
Passé 1995, nous assistons à l’arrivée des ordinateurs à la maison et à celle d’Internet.
C’est l’époque du Web 1.0 : je consulte de l’information en ligne, et j’échange par e-mail.
Nous connaissons une nouvelle phase depuis 2008, avec le déploiement des interfaces tactiles, qui sont presque devenues un prolongement de notre corps. Nous passons à l’époque du partage, où tout est fait pour échanger des informations.

Les smartphones puis les tablettes sont arrivés, et l’on peut partager une photo en un geste avec des outils comme Instagram.

Logiquement, l’utilisation des mails diminue.

La transition se fait aussi rapidement ?

Pour qu’une technologie soit adoptée, il faut deux conditions :

– D’abord la facilité d’utilisation. La manipulation de l’outil doit se comprendre tout de suite, les gens n’utilisent que ce qui n’est pas compliqué.
Ensuite, il faut que la technologie n’apparaisse pas aux yeux de l’utilisateur. Un échange sur messagerie instantanée, c’est comme dans la vraie vie quand on discute au bar.
– Il faut « humaniser » les interfaces.

Les réseaux sociaux répondent aux deux critères…
Comme ils sont très simples à l’usage, les individus basculent très vite. Mais, en entreprise, les choses sont plus compliquées.
Pour l’instant, les réseaux professionnels sont encore trop « techno » et pas assez basiques pour être utilisés à large échelle.
Il ne faut jamais oublier que les technologies sont excluantes et que beaucoup ne savent pas bien comment ces outils peuvent s’utiliser.

Bien sûr, certains domaines y viendront plus vite que les autres. Dans les entreprises innovantes, par exemple, où l’on a besoin de partager des informations à plusieurs.
Ce que le mail fait avec difficulté.

Les entreprises demeurent assez prudentes. Pourquoi ?

Elles s’interrogent beaucoup à propos des conséquences sur le mode de management : il faut apprendre à gérer des collaborations horizontales, ce qui n’est pas une habitude.
Ou réfléchir sur la manière d’évaluer un cadre : un bon profil est-il celui qui est visible sur le « Facebook interne » ?

Propos recueillis pour Le Monde par J. D.-C.

constats et réflexions sur l’usage des emails et des réseaux sociaux d’entreprise

Chacun d’entre nous reçoit en moyenne 14 600 e-mails par an, soit 40 messages par jour.

Un déferlement qui n’est pas près de s’arrêter.

Une boîte email type contient
50 % de « newsletters » (mails d’information)
– 17 % de notifications provenant des réseaux sociaux

– 13 % d’offres commerciales et autres spams

Quand ils sont autorisés par l’internaute, on les appelle « graymail ».

Les échanges avec les réseaux d’amis et de contacts ne représentent plus que 14 % à 16 % du total, selon une étude de l’institut The Radicati Group.

Combien de temps passons-nous à trier, supprimer, répondre à nos e-mails? Entre 5 et 10 heures par mois… rien qu’au bureau. Même vertigineuses, les statistiques traduisent mal la sensation d’étouffement que chacun ressent devant ce flot ininterrompu. Le phénomène se déplace maintenant sur le mobile, sur lequel l’individu passe un cinquième de son temps à traiter ses e-mails.

Toujours précurseurs, les jeunes désertent déjà leur boîte mail ne jurant que par les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.
Au bureau, les cadres et les directions cherchent à juguler l’overdose.
Leur regard se tourne vers les « réseaux sociaux d’entreprise », inspirés par Facebook.

Quarante ans après sa création, le e-mail – au départ un moyen de communication « asynchrone » (différé) entre ordinateurs – est sur le point de connaître le même sort
que ses ancêtres, lettre papier, fax et téléphone fixe.

Associé à l’émergence de l’Internet, le e-mail – simple et instantané – a propulsé la communication dans l’ère moderne, remplaçant un tas de coups de fil inutiles, fluidifiant les rapports entre les individus.

Dans la sphère privée, l’e-mail connaît un sévère retour de bâton.

La faute aux réseaux sociaux. L’internaute préfère
– « poster » (diffuser) ses photos sur Facebook plutôt que les envoyer par mail,
– s’informer sur Twitter
– converser en direct (« chatter ») sur Google talk, la messagerie instantanée intégrée dans Gmail (bientôt remplacée par Googe Babel qui unifiera les messageries de Googlee)
– entretenir ses contacts sur le réseau professionnel LinkedIn
– coordonner son agenda sur Doodle.

Autant d’outils efficaces et attrayants.
Résultat, l’internaute délaisse sa messagerie traditionnelle remplie de messages publicitaires.

En France, les 25-34 ans ne passent plus que deux heures et demie par mois en moyenne sur leur messagerie électronique, contre quatre heures, il y a un an, soit une baisse de 34 %, selon Comscore.

Les 15-24ans, qui trouvent que c’est là un outil suranné, ne consultent leur boîte à lettres électronique qu’une heure trente par mois en moyenne.

Premières victimes, les services de mails des géants du Net. A l’exception de Gmail (Google), Yahoo Mail, Hotmail ou AOL ont vu leur audience sans cesse décroître ces quatre dernières années.
D’où une certaine fébrilité.
Il y a quelques semaines, Microsoft a remanié entièrement Hotmail, qu’il a rebaptisé Outlook.com, du nom de sa célèbre messagerie professionnelle.

Dans le monde du travail, la situation est pire.
Le salarié reçoit 78 e-mails par jour en moyenne !
Si rien ne bouge, le chiffre atteindra 84 en 2015, selon l’institut américain Radicati Group.
Contrairement à la vie privée, la plupart de ces e-mails sont légitimes, et ne sont pas apparentés à du spam.
« C’est évident, nous sommes envahis. Le problème, ce n’est pas tellement l’outil, mais le comportement des individus à l’heure de la culture numérique moderne », indique Ziryeb Marouf, directeur des réseaux sociaux, au sein du département ressources humaines d’Orange.

Les boîtes professionnelles sont en permanence saturées, et les salariés passent leur temps à trier.
Il y a les comptes-rendus en tout genre envoyés au-delà du nécessaire, les échanges multiples pour organiser une réunion, un projet, où il faut convenir d’une date, d’un lieu, d’un ordre du jour, d’un plan d’action. Il y a les documents sur lesquels un tas de gens interviennent, et dont chaque nouvelle version fait l’objet d’un envoi.

Sans compter les messages officiels de la communication interne de l’entreprise.

Plus grave, l’e-mail fait souvent office de – mauvais – outil de management. Les salariés l’utilisent pour se couvrir. « Le jeu, c’est de mettre tout le monde en copie, son supérieur, sa hiérarchie… Il y a une forme de dé responsabilisation », indique Sophie Delmas, chargée du sujet au département ressources humaines de BNP Paribas.
« On reçoit 150 e-mails par jour. 70 % des messages sont des e-mails “parapluie”. C’est le cercle vicieux, personne n’arrive à casser la dynamique », se lamente Aurélie Leroux, directrice de la communication du bailleur social Opievoy. Les managers sont tout sauf exemplaires. Qui n’a jamais reçu d’e-mail comminatoire un vendredi soir à 18 heures requérant un dossier à rendre le lundi matin ?

Un comportement de chauffard.

« C’est comme au volant. On se permet des choses par mail que l’on ne dirait jamais en face», tranche Laure Arnaud, responsable projet ressources humaines chez Sodexo.

Nous avons eu beaucoup de remontées anti-mail, mettant au jour des problèmes de souffrance au travail, ou de conflits larvés.» Chez le restaurateur d’entreprise,
100 000 mails circulent chaque jour, envoyés par 10 000 personnes. Face au stress engendré, les entreprises ont pris des mesures parfois drastiques. En Allemagne,
Volkswagen a interdit l’envoi de mail après 18 heures.
Canon et Sodexo ont lancé des journées « sans e-mail ». Des opérations coups-de-poing sur lesquelles les entreprises ont largement communiqué.

L’idée : sensibiliser sur les mauvaises utilisations du e-mail, faire redescendre la pression de salariés submergés, et réhumaniser les relations professionnelles.

Qui n’envoie pas des e-mails à son voisin de bureau?

« On peut aussi s’appeler et se parler », rappelle Zyrieb Marouf, chez Orange.

La nature ayant horreur du vide, les réseaux sociaux d’entreprise ont fleuri sur le marché.
– Yammer (Microsoft)

– Jive, IBM, Jamespot, Jalios
– bluekiwi (Atos)
– Chatte (Salesforce).

Les entreprises ont l’embarras du choix pour s’équiper en « Facebook professionnels ».
Devenus accros aux réseaux sociaux dans leur vie privée, les salariés veulent des services aussi performants au bureau.
« Dans nos vies personnelles, nous avons pris l’habitude d’avoir tout de suite la réponse à nos questions.
L’instantanéité est devenue la norme.
Est-ce normal ? On peut se poser la question.
En tout cas, c’est une réalité», constate M.Marouf.

Ces nouveaux réseaux sociaux permettent de créer des groupes par centre d’intérêt (en fonction des métiers ou sur des thématiques transversales), d’échanger sur des sujets communs de manière conviviale, de travailler sur des documents partagés, de converser en direct.
Mécaniquement,l’entreprise peut constater la baisse du nombre d’e-mails envoyés.
Limiter le nombre d’e-mails n’est pourtant pas la motivation première des entreprises qui adoptent ces systèmes. « Chez nous, il y avait un manque de transversalité. explique Aurélie Leroux, chez Opievoy, un organisme public au fonctionnement très bureaucratique.
Nous souhaitions avoir plus de participation de la part des salariés, décloisonner l’organisation et libérer de l’espace pour la créativité. »
Pour forcer sa nature, Opievoy prépare le coup d’envoi de sa propre plateforme.
L’autre objectif, c’est d’améliorer le fonctionnement des organisations « en diffusant les bonnes pratiques et en évitant de réinventer la roue à chaque fois », explique Sophie Delmas, de BNP Paribas.

Chez Pernod-Ricard, on vante ainsi les gains de temps rendus possibles par ces nouveaux outils.
« Nous voulions partager les idées d’un bout du monde à l’autre. Que l’Australie s’inspire d’une animation innovante imaginée au Brésil.
Dans un cadre normal, ce genre d’idée met six mois à faire le voyage. Là, ça va beaucoup plus vite », se félicitait en novembre 2012 Alexandre Ricard, le PDG du groupe familial, lors du lancement de sa plateforme collaborative.
L’outil a été adopté à la vitesse de l’éclair : près d’un tiers des 19000 salariés y avaient recours deux semaines seulement après sa mise en route.

Mais une fois le réseau sur des rails, le travail est loin d’être achevé.
« Le démarrage est important, mais après il faut entretenir le feu de cheminée », affirme Na-Young Kwon, responsable marketing entreprise 2.0 chez Microsoft.

Principal défi : convaincre les salariés de l’utilité de ces nouveaux réseaux, et surtout leur assurer qu’il ne s’agit pas d’un outil de flicage.
« Les freins sont nombreux, les gens disent souvent qu’ils n’ont pas le temps, qu’il s’agit d’un énième outil, qu’ils n’ont rien à dire, que leur chef ne veut pas », détaille Pierre Milcent, consultant réseaux sociaux chez IBM.

En interne, l’entreprise doit beaucoup rassurer. « Il y a une forme de paranoïa », indique Zyrieb Marouf, chez Orange. L’opérateur télécoms assure pourtant avoir « construit un espace informel où l’on a droit à l’erreur, à l’oubli et au remords ».
Chez Danone aussi, on a conscience du problème. Avant de faire le choix de l’outil, l’entreprise, à la fois très décentralisée et en pleine expansion internationale,
avait donné à ses salariés l’habitude de partager les bonnes pratiques.
« Ce n’est que pour accélérer ce mouvement que nous avons mis en place notre réseau social d’entreprise en 2009. Pour que ce type de projet réussisse, il faut en amont une culture très forte », indique Nicolas Rolland, responsable de la transformation numérique du groupe.
De leur côté, les managers doivent donner l’exemple. « Il faut montrer que ces outils apportent quelquechose.
Pour féliciter un salarié, plutôt qu’envoyer un e-mail, je le fais maintenant sur le réseau. Comme ça, tout le monde le voit », avance Huguette Ranc, vice-présidente
réseaux sociaux d’IBM. Mais les entreprises restent frileuses.
D’abord, à cause du montant de l’investissement. IBM affirme que ces outils coûtent entre 5et 20 euros par personne. Mais Opievoy a déboursé 250000 euros pour 1000 salariés, soit 250 euros pour chacun.

Face à de tels montants, ces outils doivent encore prouver leur efficacité, ce qui n’est pas encore le cas. « Le constat, c’est que le matin les gens ouvrent d’abord les mails puis leurs outils de communication les uns après les autres. Au final, ils perdent trois fois plus de temps», modère Jean-Paul Alibert, chez Hewlett Packard. Même parfaitement au point, ces réseaux n’enterreront pas le mail, qui fait partie de notre identité numérique. En revanche, à moyen ou long terme, tout le monde aura à disposition une panoplie complète sur une seule interface.

« Des messages instantanés pour discuter ou avoir une réponse rapide et précise, des réseaux sociaux pour travailler en équipe et des mails pour échanger sur des sujets complexes dans un cadre restreint », avance Georg Ell, directeur général Europe de l’Ouest de Yammer. L’e-mail devrait donc retrouver sa fonction première. Et
ses utilisateurs, leur tranquillité.

Source de l’article ci-dessus : Le Monde

gérer efficacement ses emails avec Gmail.

Pourquoi un blog est mieux qu’une page facebook

Que dire aux clients qui veulent une page facebook plutôt qu’un blog ?

blog-ou-page-facebook

« les blogs sont dépassés ? » C’est faux.
« Facebook est + à la mode ? » Peut-être mais facebook peut devenir ringard comme MySpace l’est devenu.

Choisir un blog ou une page Facebook ?

Les blogs ne sont pas morts même si le flux RSS ne se porte pas très bien depuis que Google a fermé feedburner et Google Reader.

9 avantages du blog par rapport à une page Facebook

#1 Stabilité

Le blog est plus stable dans le temps qu’une page facebook.
Même si le CMS (Content Management System, par exemple WordPress) doit être régulièrement mis à jour, les changements restent minimes, vous restez maître de votre blog – de son design et de son hébergement.
Alors que chez Facebook les règles et le design changent souvent. Une veille sur les éventuels changements de Facebook est impérative.

#2 Propriété du contenu

Le contenu que vous créez dans votre blog vous appartient.
Le contenu créé dans Facebook appartient à Facebook.
Réimporter du contenu créé dans facebook dans un autre site de réseau social (Google+ par exemple) voire un blog est impossible.

#3 Référencement naturel (SEO)

Tous vos lecteurs ne possèdent pas forcément un compte Facebook, notamment les personnes âgées, Vos lecteurs peuvent en revanche utiliser les moteurs de recherche pour trouver les articles de votre blog.
Les publications d’une page Facebook ne sont pas référencées par Google alors que les articles d’un blog le sont assez bien.

#4 Modularité

Un blog créé sous WordPress peut offrir des possibilités illimitées grâce aux extensions (plug-ins) et à la liberté que laisse WordPress (qui est un logiciel libre) pour gérer un blog.
Les pages Facebook sont au contraire limitées et le design est fixe.
blog-ou-page-facebook
#5 Mise en forme

Parfois vous voulez mettre en évidence un terme ou une phrase importante dans un texte en le mettant en gras ou en italique, dans Facebook vous ne pouvez pas le faire.
Le blog vous permet une liberté que Facebook n’a pas en termes de mise en forme.
Vous pouvez aussi y intégrer des présentations (Power Point) de Slideshare ou de Scribd, vous pouvez y intégrer des tweets, des fichiers audio (de SoundCloud)… etc.

#6 Visibilité des publications à moyen ou long terme

La visibilité des publications d’un blog est largement plus grande que la visibilité des publications d’une page Facebook.
Un article de blog publié en 2009 peut toujours occuper la première place dans un moteur de recherche pendant 2, 3, 4, 5 ans pour des mots clés pertinents et attirer des visites.
Dans Facebook une publication peut passer inaperçue même dès le premier jour de sa publication parce que c’est Facebook qui décide qui verra votre publication et parce que les choses publiées sur facebook disparaissent rapidement au fond des timelines.

#7 Lisibilité

Le blog vous permet d’écrire de longs articles divisés en paragraphes présentés par des sous-titres en balise H2 et illustrés par des vidéos et des images. La lecture d’un long article de blog est plus confortable que la lecture d’une longue publication sur une page Facebook.

#8 Références

Le blog vous permet de retrouver vos anciens articles par le moteur de recherche interne du blog ou bien les catégories. Vos nouveaux articles de blog peuvent être liés à ces articles plus anciens.
Facebook vous permet aussi de consulter les messages antérieurs, mais la liaison entre les publications est moins aisée. Facebook n’est pas fait pour cela.

#9 Fréquence de publication

Le blog vous permet de publier 3 à 5 articles par jour sans gêner vos lecteurs. En plus c’est bien pour la visibilité et le référencement du blog si le contenu est de qualité et partagé.
En revanche une fréquence de publication trop lourde dans Facebook risque d’irriter vos fans.

Cet article et l’illustration sont tirés de « Page Facebook ou blog ? (9 avantages du blog) » sur www.ya-graphic.com.

nombre d’utilisateurs de Facebook, twitter, Google+ et Instagram

1,15 milliard d’utilisateurs actifs Facebook

Twitter
Il y a maintenant plus de 550 millions d’utilisateurs enregistrés.
Il y a 215 millions d’utilisateurs actifs chaque mois.

Google+ comprend 359 millions d’utilisateurs actifs mensuels.

Twitter est le réseau social à plus forte croissance avec 44% de 2012 à 2013 contre 33% pour Google+ et 23% pour Facebook pendant la même période.

Instagram a 150 millions d’utilisateurs actifs par mois.

chiffres décembre 2013/janvier 2014